AGAMFAHY – « PROëLLA »

Lionel Fahy, artiste tatoueur – peintre du collectif Les derniers Trappeurs, et Tal Agam, créatrice sonore et plasticienne, nous présente leur toute nouvelle exposition « Proëlla » du 13 avril au 11 mai à Myriagone. Venez nombreux découvrir l’univers AGAMFAHY.

Le Vernissage aura lieu le 12 avril à 19 heures. MYRIAGONE – 16 rue Bodinier – 49100 Angers

Croix de Proëlla : terme spécifique à l’île d’Ouessant, croix de cire symbolisant le corps du disparu en mer. Par extension, nom de la cérémonie en l’honneur du disparu.

Entre parcours onirique et recueillement métaphysique, Proëlla navigue dans l’obscur, immerge nos sens en appuyant sur le réel un autre réel, chargé lui de toute une matière sonore et visuelle comme libérée du temps.

Lieu du deuil, rite pour combler l’absence, espace intense chargé de mémoires agissant ensemble comme un magma dont on capte le bruit sans percevoir la source, Proëlla devient, ici, aussi espace de confrontation avec les éléments, de révélation de l’invisible.

Textures sonores et tissages visuels, mouvement vidéo altéré face à l’inertie picturale d’une icône qu’on dirait faite de glaise et de cendres : autant d’extrêmes reliés par leur capacité à faire corps ensemble, réunis par le souffle immémorial d’une tempête sur l’océan, par le souvenir des disparus.

Le duo AGAMFAHY, en hydre à deux têtes parfaitement synchrone, réunit ses visions, et, par un savant jeux d’échanges et de dialogues muets déploie ses appendices pour nous envelopper d’un entrelacs de magie et de poésie. Écriture quasi incantatoire au coeur de laquelle il n’y a plus qu’à dériver, Proëlla prends corps dans les intervalles, cet espace entre-deux, propice à la contemplation.

AGAMFAHY est un duo franco-israëlo-belge, fruit de la rencontre d’une créatrice sonore et d’un plasticien. Exploration permanente de territoires artistiques et création prolifique semblent être leur code ADN.

Ce duo travaille sur l’immersion du public, qui se voit transporté dans un univers singulier, où onirisme et questionnements règnent. 

À travers des installations et des créations sonores, AGAMFAHY détourne et interpelle les cinq sens. 

Leur procédés sont multiples: le végétal, l’olfactif, la cristallisation, l’art et l’artisanat du fil et de la broderie, le code informatique, le jeu de lumières s’y croisent systématiquement avec peintures et vidéos.

Leurs installations contraignent le visiteur dans son parcours à emprunter des chemins qu’il n’aurait pas pris autrement.

AGAMFAHY parle de poésie visuelle, dans sa manière de laisser le subconscient réinterpréter l’image,  dans le ressenti que le spectateur en fait en fonction de son propre vécu. The next exhibitions mai – juin – septembre…. Soon…